Le jeûne : se nourrir de l’intérieur

La pratique du jeûne est aussi ancienne que l’humanité. Avant l’ère moderne, jeûner était une nécessité saisonnière en hiver. Puis les grandes traditions spirituelles, du bouddhisme à l’islam en passant par le christianisme,  en ont fait une pratique d’introspection et de purification. Hippocrate lui-même préconisait de soigner ses maux par le jeûne plutôt que par les médicaments. Aujourd’hui, c’est souvent la promesse de ses effets sur la santé qui pousse à franchir le pas et c’est là que l’on découvre, souvent avec surprise, quelque chose de plus : une clarté d’esprit, un calme intérieur, une connexion plus profonde à soi.

 

La méthode Buchinger que nous proposons

Le Dr Otto Buchinger (1878-1966) a été le premier à mettre au point un jeûne à la fois rigoureux et humain. Lui-même jeûneur pour soigner ses rhumatismes, il a compris qu’il n’était pas nécessaire de s’imposer un jeûne hydrique strict pour en tirer les bénéfices. La méthode qui porte son nom repose sur des apports caloriques minimaux, jus de fruits et légumes biologiques, bouillons transparents, tisanes et eau en quantité illimitée, représentant entre 200 et 250 calories par jour, associés à une activité physique douce et un environnement propice au calme et à la présence à soi.

Que se passe-t-il dans le corps ?
Dès que l’on renonce à la nourriture, ce que l’on pourrait appeler le programme d’alimentation intérieur s’enclenche naturellement, sans effort de volonté. Le corps sait ce qu’il a à faire et il suffit de le laisser faire.
Les premiers jours, il puise dans ses dernières réserves de sucre. Le système sympathique prend les commandes, l’adrénaline circule. Certains jeûneurs ressentent une légère fatigue, un sommeil agité. Le corps s’adapte, cherche ses marques.
Vers le troisième jour survient la crise d’acidose, moment charnière de la cure. L’organisme bascule : il commence à transformer les graisses stockées, en carburant, libérant au passage les toxines qu’elles retenaient. Les émonctoires, foie, reins, peau, poumons, sont mis à contribution intense. C’est le travail de fond du jeûne.
Puis, généralement dès le quatrième jour, tout change. Le système parasympathique prend le relais. La pression sanguine se normalise, le pouls ralentit. Une énergie nouvelle s’installe, douce, constante, très différente de l’excitation que produit le sucre. Beaucoup décrivent à ce stade une clarté d’esprit inhabituelle, une légèreté, une présence à soi qu’ils n’avaient pas anticipée. Le jeûne, en nettoyant le corps, ouvre aussi une porte vers un mieux-être mental. Effet que les neurosciences commencent à documenter sérieusement.

Deux formules